février 25, 2024
Société

Violences Sexuelles et Viols Collectifs en Haïti, une arme psychologique selon un rapport de L’ONU

Ce rapport de l’ONU datant du vendredi 14 octobre 2022, dénonce les nombreux cas de violences sexuelles et viols collectifs dont ont été victimes des femmes et des filles en Haïti.

 

 

 


La cheffe par intérim du Haut-Commissariat des nations Unies aux Droits de L’homme (HCHD), Nada Al-Nashif, soutient dans ce rapport que les gangs utilisent la violence sexuelle pour semer la peur, et de façon alarmante, le nombre de cas augmente de jour en jour à mesure que la crise humanitaire et des droits humains s’aggrave en Haïti.

 

 

 

Ce rapport, minutieusement documenté,  évoque les témoignages horribles partagés par les victimes qui ont tout aussi l’habitude de subir les représailles en refusant de telles faveurs sexuelles, allant même jusqu’aux meurtres. Les personnes LGBTI+ ont également été ciblées dans cet exposé de l’ONU qui montre l’impératif d’une action urgente pour mettre fin à ces comportements pervers. Le HCHD exhorte les autorités à sanctionner les responsables et soutenir les victimes.

 

 

 

Il est révélé dans ce rapport, qu’entre janvier et juillet 2022, plus de 90 entretiens ont été menés avec des victimes et des témoins d’incidents à Port-au-Prince, ainsi qu’avec des prestataires de services, des organisations communautaires, des organisations non gouvernementales nationales et internationales et des représentants du gouvernement haïtien, en vue de vérifier les abus documentés.

 

 

 

Le rapport souligne par ailleurs, que la violence sexuelle se produit dans le contexte des enlèvements, lorsque certaines femmes et filles sont violées à plusieurs reprises, par un ou plusieurs ravisseurs armés, parfois pendant plusieurs jours ou semaines. Les ravisseurs ont même utilisé des vidéos enregistrées des viols pour obliger les familles des victimes à payer les rançons.

 

 

 

Garantir un accès immédiat à des soins médicaux et psychosociaux adéquats pour prévenir de nouveaux dommages physiques et psychologiques pour faciliter la réinsertion des victimes, l’accès à la justice et à la réparation sont autant de demande qui doivent être satisfaite au risque de briser davantage le tissu social haïtien déjà fragilisé par une crise sans précédent.

 

 

 

Le rapport, intitulé « Violences sexuelles à Port-au-Prince : une arme utilisée par les gangs pour instiller la peur », a été publié conjointement par le Bureau Intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) et le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

 

 


RPBS

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