juillet 22, 2024
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Intervention militaire: Fanmi Lavalas face à l’histoire

Le porte-parole de Fanmi Lavalas Jodson Dirogène s’est insurgé contre la décision du gouvernement haïtien de faire appel au déploiement d’une force militaire étrangère en Haïti, lors de son intervention vendredi 14 octobre à l’émission Panel Magik sur la radio Magik 9.

 

 

 

 

Le parti politique Fanmi Lavalas s’est exprimé sur la demande d’assistance militaire produite par le premier ministre Ariel Henry. Pour le porte-parole de cette structure politique, Jodson Dirogène, les missions étrangères en Haïti n’ont servi qu’à affaiblir les forces répressives locales et plonger les institutions étatiques dans un état de délabrement. “Il faut que le peuple arrive à comprendre que les forces étrangères ne vont rien apporter de positif au pays. C’est à lui de prendre son destin en main”, a déclaré Jodson Durogène.

 

 

 

“La communauté internationale est responsable de la crise qui secoue le pays actuellement”, a lancé Monsieur Dirogène en précisant que les pays amis d’Haïti en sont conscients.

 

 

 

En décembre 1990, pour la première fois, une mission d’observation des nations-unies ont apporté son soutien à un processus électoral en dehors des cadres classiques de la décolonisation ou du règlement de conflit. Jean Bertrand Aristide, après les joutes électorales, a accédé au pouvoir avant de partir en exil suite à un coup-d’état. Quatre ans après,  soit le 19 septembre 1994, les Etats-Unis avec l’aval du conseil de sécurité des Nations Unies ont lancé une opération baptisée « restaurer la démocratie ». 16 000 soldats ont foulé le sol haïtien dans l’objectif de faciliter le retour de Jean Bertrand Aristide.

 

 

 

En 2022, Fanmi Lavalas semble avoir tout oublié et se positionne contre l’intervention d’une force étrangère. Pour justifier cette position, le porte-parole du parti a affirmé que Jean Bertand Aristide n’avait jamais sollicité aucune mission de force militaire étrangère en Haïti. Monsieur Dirogène impute la responsabilité à l’ancien colonel Raúl Cédras, un des hommes fort du gouvernement à l’époque.

 

 

 

DJ

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