février 3, 2023
DOSSIER

Haïti-Crise : SAUVE QUI PEUT !

Les haïtiens sont pratiquement proches du burn out! Résultat des nombreuses scènes de violence qui ne cessent de se produire dans le pays.

 

Haïti est de nos jours considérée comme une terre maudite qui n’arrête pas d’engloutir ses propres enfants.

Si d’un côté, cette situation exaspère les autres nations, qui ne cessent de débattre sur le cas d’Haïti, d’un autre la majorité des haïtiens en est indifférente. Plus d’un fait preuve d’un grand laxisme.

Ceux qui veulent agir, ne le font pas de la meilleure des manières, affaiblissant un peu plus la volonté de la minorité qui souhaiterait voir une  grande révolte se produire dans le pays.

L’attaque armée à Laboule 12, ayant conduit au décès du secrétaire général du parti Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), Eric Jean-Baptiste, dans la nuit du vendredi 28 octobre 2022, ainsi que de son garde du corps, est la goutte d’eau qui aurait dû renverser le vase.

Laboule 12, ce quartier jadis aisé de Pétion-Ville, contrôlé par le gang dirigé par Carlo Petit-Homme dit Ti Makak, est depuis plusieurs mois indexé dans des crimes violents et des cas d’enlèvements.

Les plus médiatisés restent, l’assassinat de Wilguens Louissaint et d’Amady John Wesley, 2 journalistes tués le 6 janvier 2022 dans une fusillade, celui de l’ex-sénateur Yvon Buissereth et de son chauffeur le 6 août dernier, sans oublier, l’humiliation infligée le 13 septembre de cette année, aux policiers Patrick Octa, Roldy Destiné et Abdias Galiotte, qui furent tués avant d’être décapités.

Si l’on devait considérer ses deux (2) dernières années, l’Organisation Action Internationale pour les Droits de l’Homme (AIDH), a précisé que la violence armée en Haïti avait coûté la vie en 2020,  à 570 personnes dont 480 par balles. Durant l’année 2021 le Centre d’Analyse et de Recherche en Droit de l’Homme (CARDH) avait recensé 498 personnes tuées par balles et 1000 cas d’enlèvement.

2022 est jusqu’à date, l’année des grands records en ce qui a trait à l’insécurité.  Entre les victimes lors d’affrontements meurtriers des gangs, celles qui ont été froidement exécutées chez elles, ou à la suite d’un kidnapping foiré, les victimes de balles perdues ou celles enregistrées lors des scènes de manifestations, on se lasse d’en compter.

À la demande du gouvernement haïtien de solliciter l’aide étrangère dans la lutte contre le grand banditisme qui continue d’endeuiller les membres de la population, plusieurs grands « nationalistes » ont fièrement exprimé leur désaccord. Ils peuvent tout gérer comme un grand. Tout est sous contrôle comme disait l’autre.

Ne sont-ils pas de fidèles adeptes du discours « Jovenel pat kapab, nou nou kapab (Jovenel ne pouvait pas le faire, nous, on peut)  » ?

Entretemps, les fossoyeurs agissent en toute quiétude, enfonçant un peu plus le pays dans un bourbier macabre.

L’avenir est de plus en plus incertain en Haïti, ceux qui le peuvent s’enfuient, par peur d’agrandir la liste des victimes.

Qui est le prochain sur la liste à qui l’on dira RIP ?…Il n’est que d’attendre.

  RPBS

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